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Ils étaient tous là, ce samedi 17 octobre 2009, réunis dans la salle des fêtes « Serbah » au centre de la ville de Chlef.
Sur une initiative des membres de l'association musicale d'EL-AFRAH, une soirée commémorative à la mémoire du regretté musicien et artiste Djelloul Moulfi a été organisée pour célébrer le 37 eme anniversaire de la disparition de ce chanteur hors pair du chaabi de la ville d'El Asnam.
Les membres de sa famille, Mahfoudh, Mohamed et Abdelkader étaient présents , ses vieux amis musiciens de la troupe , Belmokhtar , Zorgui , Ali-aichouba, Nacer ,Amori et tous les autres étaient également tous là ainsi que ses nombreux amis qui l'ont connu et côtoyé.
Et c'est dans une ambiance très conviviale que cette fête à l'allure de l'évocation et du recueillement a commencée par une lecture de la fatiha à la mémoire du défunt
Le président du conseil culturel mr Djabri a tout d'abord salué les invités qui étaient présents avant de donner un résumé sur la vie artistique de ce jeune prodige de la chanson chaabi disparu très tôt à la fleur de l'age.
Par la suite, le poète Djamel Bouzid a pris le relais pour animer et présenter en compagnie d'une charmante jeune dame la suite des programmes de la soirée musicale et poétique.
Plusieurs troupes artistiques de la chanson chaabi étaient à l'affiche et se sont succédées devant la nombreuse assistance. Les jeunes de l'école de musiques El-afrah, le chanteur Megharia, le chanteur Berrabha , les chanteurs Mendil et Hamdid Allal de Tenes.
Durant cette longue soirée nostalgique qui restera certainement inoubliable pour les épris de la chanson chaabi qui ont goûtés à de la bonne musique durant cette veillée, semblable à celle du passé musicale de la ville d'El Asnam.
Le chanteur Megharia a repris une vieille chanson de Djelloul écrite par son ami de toujours Zorgui. Le chanteur Berrabha a chanté lasnamia. Du bonheur pour cette soirée pour les spectateurs qui ont été comblés durant cette soirée mémorable.
Le poète Djamel a clamé un poème pour la mémoire de Djelloul. Salah Zorgui a aussi dédié un poème pour Djelloul. Des témoignages sur la vie artistiques et sportive et la vie de tous les jours de Djelloul ont été cités et relatés par ses anciens compagnons et amis.
Une soirée entièrement consacrée à la vie artistique de cette voix sublime de la chanson chaabi qu'était Djelloul.
Un prospectus sur la vie et le parcours artistique de Moulfi le chanteur a été tiré. Sur son enfance et sa jeunesse a été distribué aux invités à cette occasion mémorielle.
37 ans après sa disparition. Le 18/10/72 le chanteur Djelloul reste toujours comme un repère et un pionnier de la chanson chaabi dans la plaine du cheliff.
Doué des son plus jeune age il s'était forgé une réputation dans un court espace de temps sur la scène artistique à travers tout le territoire national.
Avec sa douce voix harmonieuse,il était l'interprète parfait du genre chaabi de la ville. La presse nationale à l'époque ,au cours du festival national de la chanson chaabi en 1972 avait déclarée que djelloul ne souffrait d'aucune critique. Et que la boucle est bouclée , le chaabi asnami est de celui qu'on aime à Alger parce qu'il lui est identique.
Djelloul le chanteur au mandole, Zorgui a la derbouka, Belmokhtar et Aichouba au banjo, El-Achari au violon et Mekhatta à la flûte, formaient une équipe musicale enviée et aimée sous la direction de son élégant chef d'orchestre Djelloul.
Durant cette soirée avec El-Afrah nous avons revisité la mémoire du passé Asnamis .les vieux souvenirs étaient de la fête pour notre bonheur.
Allah yerhem koul el-fenanine li kanou–ghaibine fi hadhi assahra.
AZZEDINE CHELFI CHANTE …… ! Une voix chélifienne, chaude et engagée contre l'injustice dans la chanson rythmique du rai fait vibrer le milieu musical en cet été à la chaleur écrasante et suffocante. C'est celle de l'artiste Azzedine le révolté, une voix et un cri pour la liberté et le rejet de la hogra. Chouf el hogra Chouf, lui a valu déjà de la prison pour avoir osé dire, ce que les autres taisent. Azzedine est un casse-cou, il récidive encore une fois courageusement pour dénoncer l'injustice qui pousse les harraga à quitter la patrie. El-ghelba det elarbi lel ghorba … el ghaba chaba bessah el afrit yama! … Enmer wa sbaa harabhoum dheben !... Dans un autre volet de ce tube de l'été, il humilie les demara et autres safaga Elmhayen rahou kouaou, wa elfoukara etechouaou oua elhgara rahoum yess-waw hem –hem, el djouhala rahoum edaou ;wa safaga kech ma khalaou , tegaadou ghir hak tbakaou , echeh…Echeh… ! Et ce n'est pas la contrainte de la prison qui va mettre un terme a cette révolte populaire exprimée par la chanson pacifique engagée. Il n'y a pas de doute azzedine chantera sur tout les toits chaque fois qu'il lui plaira, la mal vie, l'injustice, le népotisme, la corruption et bien entendu aussi l'amour, vécu par ce peuple floué. Makche tekdheb ya azzedine ! tous ce que tu dis est hélas vrai wa eness taaref ! Hay ahay alihoum, kima goult fi klemek a azzedine. ADEL
